Editorial

Cérémonie du 8 Mai 2017- Monuments aux Morts de La Brède,

au lendemain de l’élection du Président de la République Emmanuel Macron.

 Le mot de Corinne Martinez, Conseillère Départementale du canton de La Brède.

 

« La guerre est aussi ancienne que l’Europe. Notre continent porte les stigmates des lances et des fers, des canons et des fusils, des tranchées et des chars. Pourtant, après ces guerres terribles qui se sont abattues sur le continent et sur le reste du monde, la paix s’est installée en Europe.

 

Quand certains proposent de fermer les frontières et de chasser les étrangers, c’est-à-dire de vivre recroquevillés sur nous-même, nous devons nous souvenir et nous sommes ici pour ça.

 

À quelle période de l’histoire et dans quel pays, le repli sur soi-même a-t-il marché ?   Jamais.

 

La fermeture entraîne l’isolement. L’isolement amène le totalitarisme. Le totalitarisme mène au fascisme. Le fascisme à la guerre.

 

Des siècles d’histoire sont là pour le prouver.

 

 Chaque année le 8 mai, nous ouvrons cette page tragique de notre histoire pour ne pas oublier. Parce que la mémoire est l’avenir, nous avons le devoir de nous souvenir de ces années douloureuses.

 

Ces années de guerres sont synonymes de ruines, de désastres, de souffrances et d’humiliations. Souvenons-nous que ces années sont à l’origine de la plus grande atrocité de notre Histoire marquée par la déportation et l’extermination de millions d’hommes, de femmes et d’enfants parce qu’ils étaient juifs, tziganes, slaves, homosexuels ou opposants politiques.

 

Aussi, en célébrant la fin de la Guerre 39/45, nous pensons à ces millions de victimes. Nous pensons également à tous ces Résistants, ces combattants de la Liberté qui ont lutté pour faire obstacle au fascisme.

 

Nous devons accompagner notre société vers un « vivre ensemble » dans une France solidaire et humaniste. Pour que les enfants présents aujourd’hui puissent continuer à vivre dans une France de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de Laïcité. N’oublions pas les leçons de l’histoire. Rappelons-nous aussi que c’est en se fondant sur la solidarité entre tous, que notre pays a pu se relever, se reconstruire.

 

En ce jour de commémoration de la victoire des valeurs de la République et de la Démocratie sur la barbarie, le racisme et l’antisémitisme, méditons cette pensée du résistant héroïque que fut Pierre Brossolette : « Ce que nos morts attendent de nous, ce n’est pas un sanglot mais un élan … ».

 

Un élan d’espoir, d’engagement, de solidarité, de respect, d’écoute, un élan aussi de réponse, d’humilité et de force pour que chaque citoyen vive mieux dans une république sereine dans une Europe qui dynamise et protège. »